* L’Outrenoir de Soulages *

C’est avec délice que je m’invite à l’exposition « Soulages » au Centre Pompidou (Paris), profitant ainsi de la nocturne du jeudi.

Du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010, le Centre Pompidou célèbre l’oeuvre de Pierre Soulages, « peintre du noir et de la lumière », l’artiste le plus connu de la scène française actuelle.

« La réalité d’une œuvre, c’est le triple rapport qui s’établit entre la chose qu’elle est, le peintre qui l’a produite et celui qui la regarde. » (Pierre Soulages)

Pierre Soulages (né à Rodez en 1919) développe dès la fin des années 1940, un art abstrait s’opposant à la tendance géométrique et rejetant toute forme expressive. L’artiste ne s’intéresse qu’à la dimension picturale, dans ce qu’elle peut supposer de poétique et de signifiant.

Le parcours s’ouvre sur un espace consacré aux brous de noix, encres et gouaches sur papier et aux goudrons sur verre puis se termine par la mise en espace des grands polyptyques superposés. Les différentes parties de l’exposition sont reliées par des salles où s’effectue le basculement du regard d’un univers à l’autre.

En ce qui me concerne, je préfère les thèmes du « Noir sur Blanc » et de l’ « Outrenoir ».

On retrouve surtout dans la pièce consacrée au « Noir sur Blanc », des toiles verticales, où se découpe encore sur un fond clair une large forme noire. Ensuite, les masses réunies occupent horizontalement la surface. Les plans noirs produisent l’espace à mesure qu’ils l’occupent. La construction latérale des surfaces et l’allongement des formats invitent le regardeur à un parcours rituel panoramique, qui modifie son rapport à l’espace et au temps dans sa rencontre avec l’œuvre.

Ensuite, on plonge amoureusement au cœur de l’ « Outrenoir » et on se promène autour des grandes toiles noires suspendues. Les œuvres se détachent du mur grâce à un système de potences qui vise à « donner aux tableaux leur existence de choses ». Il s’agit, par ce dispositif, de convier le visiteur à changer de regard pour aborder la peinture.

La question que je me pose alors : mais pourquoi le noir? La seule réponse, incluant les raisons ignorées, tapies au plus obscur de nous-mêmes et des pouvoirs de la peinture, c’est : « PARCE QUE ».

Outrenoir pour dire : au-delà du noir une lumière reflétée, transmutée par le noir. Ici, le reflet est partie intégrante de l’œuvre et la lumière naturelle est restituée avec sa couleur.

Pour créer ses œuvres, Soulages utilise à ses débuts la peinture à l’huile plus ou moins mélangée de résines puis ensuite la pâte acrylique, qui lui permet de travailler plus facilement la matière en épaisseur et en profondeur.

La grande difficulté était de prendre les photos avec mon Iphone d’où le problème de cadrage… mais je n’avais pas le choix car je devais jouer à la journaliste discrète.

Ma définition : « Aimer la mode c’est la comprendre. Être précurseur c’est anticiper les modes. »

Tagged with: , , , , , ,
Publié dans A Paris », Arty »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

*Mes rubriques*
*J’écris ici aussi*
*St Jeweller*
*GRAPHIC Please!*
*Archives*
%d blogueurs aiment cette page :